Gelée des vignobles de France du 27 avril 2016

Posté par: Benjamin B Dans: Défivin votre caviste en ligne Sur: Commentaire: 0 Frappé: 192

Dans le Val de Loire, les appellations Chinon, Bourgueil et Saint-Nicolas de Bourgueil, mais également la Bourgogne du Chablisien à la Côte Chalonnaise, ont été durement affectés par de fortes gelées dans la nuit de mardi à mercredi 27 avril 2016 : 50% de la récolte est définitivement perdue.

Qualifié de gelée noire avec des températures extrêmes de -4°, voire -6°, ce phénomène climatique est arrivé au pire moment de la vie végétative de la vigne. Elle est actuellement en plein débourrage, c'est-à-dire à la période d'ouverture des bourgeons, «un moment extrêmement critique» pour la vigne.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser «cela est paradoxalement dû à un effet du réchauffement climatique: les hivers doux avancent la date du débourrage, tandis que les gelées tardives ont toujours lieu à la même époque.

Dans certaines régions de l’Yonne, il a fait jusqu’à – 4 °C cette semaine là. Dans le Chablisien, des vignerons ont opté pour la technique de l’arrosage des vignes afin que la température des bourgeons ne descende pas en dessous de 0 degré, en emprisonnant les jeunes pousses dans un cocon de glace salvatrice. D’autres optent pour l’allumage de bougies.

« On voit que c’est assez grave dans certains secteurs. C’est le cas notamment dans le Chablisien et la Côte-d’Or (côte-de-nuitscôte-de-beaune) ainsi que dans la côte chalonnaise », a observé Jean-Michel Aubinel, président de la Confédération des appellations viticoles de Bourgogne. Le gel a touché un tiers du vignoble bourguignon

Toutes les parcelles ne sont pas affectées de la même manière. Certaines le sont à 5 %, d’autres à 100 %.

Le constat des zones touchées par les aléas météorologiques est une chose. Une autre est d’évaluer l’impact sur le niveau de production. Tout dépendra de la manière dont les ceps de vigne vont réagir à cette attaque. L’espoir repose beaucoup sur la pousse d’un contre-bourgeon pour remplacer celui qui a été détruit. Mais celui-ci ne sera peut-être pas fructifère : il permettra en revanche la taille pour le millésime 2017. Dans tous les cas, les craintes d’une production atrophiée sont d’autant plus fortes en Bourgogne que ce prestigieux vignoble a déjà connu deux récoltes maigrelettes en 2012 et 2013.

 

Pour avoir rendu visite à plusieurs vignerons de la Côte de Nuits et de la Côte de Beaune cette semaine, je peux confirmer leur grande inquiétude et leur désolation face à ce nouveau coup du sort, notamment dans le vignoble de Savigny les Beaune, déjà durement touché par les périodes orageuses (grêle, arrachements…), connu en 2013 et 2014. La vigne, déjà affaiblie, ne s’en remettra pas à certains endroit et des pieds jeunes ou beaucoup plus âgés devront être arrachés.

 

Nous nous dirigeons donc vers une nouvelle pénurie sur certaines appellations de Bourgogne, et de façon mécanique offre/demande, vers une hausse certaine des prix pour les millésimes prochains.

 

La Champagne a aussi été piquée au vif par le gel. Même la Provence n’a pas été épargnée. La vague de froid a atteint les coteaux varois vendredi 29 avril au matin.

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